para apoyar al gobierno de syriza en grecia -¿qué tendríamos que estar haciendo en otros lugares?

Tras el triunfo de Syriza en Grecia, los sindicatos europeos -coordinados continentalmente en la CES- ¿no tendrían que estar YA organizando movilizaciones de apoyo a escala continental? ¿Y qué tendrían que hacer IU, Podemos…?

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¿Qué responde SYRIZA a los millones de ciudadanos solidarios de Europa?

Por Yorgos Mitralias

Traducción de Zonaizquierda.org

Sólo una mirada a la actualidad europea basta para percibir la atención y el giro de los ojos, no sólo de los griegos, sino también de los ciudadanos europeos, cada vez más numerosos, que invierten sus esperanzas en Syriza y el gobierno griego. Esto es un fenómeno bastante nuevo que agita el sueño de los «socios europeos» e inquieta a diversos «los de arriba», tanto dentro como fuera de nuestro viejo continente
La conclusión es clara: En un tiempo récord Syriza y su gobierno son responsables de una enorme responsabilidad histórica. La responsabilidad de cumplir con las expectativas de millones de ciudadanos europeos que ven en Syriza y en el nuevo Gobierno griego la forma de realización de sus deseos de salida –por fin- de la interminable noche de barbarie neoliberal. Y en la medida en que también se manifiestan en las calles, y se pone en marcha al menos una vanguardia de millones de ciudadanos europeos , se hace evidente que es urgente que Syriza y su gobierno asuman la responsabilidad Europea , que se parece cada vez más a un verdadero deber : el deber de fomentar una red y de manera sistemática y metódica, incluso coordinar la resistencia popular a la austeridad , que ya se manifiesta, o se producirá, de norte a sur, de este a oeste de nuestro continente.


Obviamente, esta nueva y difícil tarea de SYRIZA y su gobierno sólo se puede realizar con éxito si se toma muy en serio, con todo lo que ello implica que la inversión de tiempo, energía y recursos y otros equipos. Sin embargo, incluso esto no es suficiente. Para esta empresa histórica -porque ciertamente él es una empresa histórica- avanzar tiene que coincidir con la realidad de la resistencia popular , una realidad que sin duda tiene una doble composición, es múltiple y mismo tiempo unitaria , puesto que supera las fronteras y expresa no una, sino varias sensibilidades políticas , a la vez que tiende hacia nuevas síntesis y reconstrucciones.


Sin embargo, hay otra razón que hace aún más urgente la tarea de esta SYRIZA Europea y su gobierno. El tiempo comienza a pasar desesperadamente, se multiplica peligrosamente la presión y el chantaje de los «socios europeos» y el único activo disponible para el gobierno de Tsipras en su negociación / confrontación con aquellos es la Solidaridad de «los de abajo», ¡el apoyo activo de millones de ciudadanos europeos que recurren a SYRIZA y confían en su gobierno para liberarse del yugo de la austeridad!


¿Cómo puede todo esto como dar vuelta rápidamente en acciones e iniciativas concretas? Sin duda, este no es un artículo para hacer sugerencias o dar consejos. Por otra parte, las decisiones y las iniciativas en este sentido debe surgir no sólo de Syriza, sino de todos los que expresan en las calles de las ciudades en Europa su solidaridad con el nuevo gobierno griego. Dicho esto, Syriza y sobre todo el gobierno de Tsipras podría hacer algo sencillo y también muy tangible, que probablemente podría inspirar a «los de abajo» a intensificar sus movilizaciones: Declarar públicamente que son plenamente conscientes de sus responsabilidades hacia sus (únicos) aliados naturales y comprometerse con ellos a transformar esta responsabilidad en acción tan pronto como sea posible. De qué manera? ¿Por qué no con una llamada, por ejemplo, a Podemos, para un día de acción europea contra la austeridad en solidaridad con el pueblo griego, en las próximas semanas? …
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Quelle réponse de Syriza aux millions de citoyens solidaires de par l’Europe ?


par Yorgos Mitralias


Il suffit d’un simple coup d’œil à l’actualité européenne  pour s’en apercevoir que c’est vers Syriza et son gouvernement que  tournent leurs regards et investissent leurs espoirs non seulement les Grecs mais aussi, des citoyens Européens de plus en plus nombreux. C’est un  phénomène tout a fait nouveau qui agite le sommeil des « partenaires européens » et inquiète les divers « ceux d’en haut » tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre vieux continent !


La conclusion est claire et nette : En un temps record, Syriza et son gouvernement ont été chargés d’une énorme responsabilité historique. La responsabilité de répondre aux attentes des millions de citoyens européens qui voient en Syriza et le nouveau gouvernement grec l’incarnation de leur désire de sortir –enfin- de l’interminable nuit de la barbarie néolibérale. Et dans la mesure que ce désire tend désormais à se manifester aussi dans les rues, mettant ainsi en mouvement au moins une avant-garde de ces millions de citoyens européens, il devient clair qu’il est urgent que Syriza et son gouvernement assument leurs responsabilités européennes qui ressemblent de plus en plus à un véritable devoir : Le devoir d’encourager, de mettre en réseau et même de coordonner systématiquement et méthodiquement les résistances populaires à l’austérité, qui se manifestent déjà ou qui vont se manifester au nord et au sud, à l’est et à l’ouest de notre continent européen.

 

Evidemment, ce nouveau et si difficile devoir de Syriza et de son gouvernement ne peut pas être accompli avec succès qu’à  condition d’être pris très au sérieux, avec tout ce que cela suppose comme investissement de temps, d’énergie et de moyens matériels et autres.  Pourtant, même ça n’est pas suffisant. Pour que cette entreprise historique -car il s’agit bel et bien d’une entreprise historique- aille de l’avant il faut qu’elle colle à la réalité de ces résistances populaires, une réalité qui est sans doute composite, multiple et en même temps unitaire, puisqu’elle dépasse les veilles lignes de démarcation, elle exprime non pas une mais plusieurs sensibilités politiques, et tend vers de nouvelles synthèses et recompositions.

 

Cependant, il y a une raison supplémentaire qui rend encore plus urgent ce devoir européen de Syriza et de son gouvernement. C’est que le temps commence à presser désespérément dans la mesure où se multiplient  dangereusement les pressions et les chantages  des « partenaires européens »  et que le seul atout dont dispose le gouvernement Tsipras dans sa négociation/confrontation avec ceux-là est la solidarité de « ceux d’en bas », le soutien actif de ces millions de citoyens européens qui se tournent vers Syriza et misent sur son gouvernement pour se libérer du joug de l’austérité !

 

Comment tout ça peut-il au plus vite se transformer en actes et initiatives concrètes ? Surement, ce n’est pas à cet article d’en faire des propositions ou de donner des conseils. D’ailleurs, les décisions et les incitatives à ce sujet doivent être prises pas seulement par Syriza  mais par tous ceux qui expriment leur solidarité au nouveau gouvernement grec en manifestant dans les rues de leurs villes européennes.  Ceci dit, Syriza et encore plus le gouvernement Tsipras pourraient faire quelque chose de simple et aussi très tangible, qui pourrait sans doute inspirer ceux d’en bas pour qu’ils intensifient leurs mobilisations : Déclarer publiquement qu’ils ont pleine conscience de leurs responsabilités envers leurs (uniques) alliés naturels et qu’ils s’engagent de les assumer et de les transformer en actes le plus vite possible. De quelle manière ? Pourquoi pas par un appel, ensemble par exemple avec Podemos d’Espagne, pour une journée européenne d’action contre l’austérité et en solidarité avec le peuple grec en lutte dans les quelques semaines à venir ?…

 

Athènes, 10 février 2015